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La sensibilité, une présence indispensable

Chaque être humain a besoin d’une attention, de se sentir important dans les yeux de quelqu’un pour grandir et se sentir exister.

De plus en plus d’enfants hypersensibles naissent dans un monde où l’humain se déconnecte de sa présence à son entourage et à son environnement. Et si cette hypersensibilité était indispensable pour nous ramener à l’essentiel ; notre attention et notre présence pour accompagner nos enfants.


Selon plusieurs recherches sur le sujet, environ 25% des enfants sont des enfants « hypersensibles ». Il a été observé que ceux-ci peuvent aussi bien développer une ressource merveilleuse ou souffrir profondément, voire développer des troubles du comportement selon l’environnement dans lequel ils grandissent.


Comment identifier l’hypersensibilité ?

Il est tout d’abord important de signifier que celle-ci peut être provisoire ou durable en fonction d’un processus d’adaptation lié à l’environnement dans lequel l’enfant se trouve. On peut citer déjà les expériences in-utérines, les influences du contexte familial, des transmissions généalogiques et de la société.


Les caractéristiques principales sont des ressentis et des réactions souvent perçus comme exacerbés déclenchés par des stimuli divers, qu’ils soient sonores, olfactifs, visuels ou de contacts. L’enfant est une éponge et ressent son environnement avec une précision impressionnante. Il capte l’intention derrière un visage, des mots qui lui sont adressés et surtout les incohérences. Sensible sur le niveau relationnel, il a des réactions excessives à différents événements directs et même indirect, c’est-à-dire qui ne le concerne pas forcément, qu’ils soient positifs ou négatifs.


L’enfant hypersensible a une faculté extraordinaire de ressentir et de percevoir ce que beaucoup d’autres ne perçoivent pas. Il a un sixième sens si développé, qu’en une fraction de seconde, son cerveau captera et enregistrera l’essentiel sur les visages de ses interlocuteurs, tel un scanner. Ceci l’amène donc à une quantité énorme de stimuli à gérer qui parfois, dans le trop plein, se déchargera par des réactions exagérées dues à cette accumulation et également par une fatigue plus importante voire des maux de tête.


Il ne s’agit pas là d’une maladie mais plutôt d’une structure et d’un fonctionnement du cerveau d’un certain type. Les conséquences d‘une hypersensibilité non reconnue, ou vécue dans la culpabilité, voire dans la maltraitance peuvent quant à elles mener à des pathologies comportementales diverses. Un environnement familial stressant, des cris et des conflits quotidiens privilégient des hormones de stress toxiques pour le cerveau de l’enfant qui est construction et encore davantage d’émotions à di-gérer.


Cette hypersensibilité est une richesse lorsqu’elle est comprise, accompagnée puis gérée par l’enfant en grandissant afin de la mettre à contribution de sa vie de manière positive.


Comme dit précédemment, ce n’est pas une maladie. Il n’y a donc pas lieu de la soigner ou encore de la corriger. Mais plutôt de la gérer. Cette gestion est un jonglage permanent pour les parents qui accompagne l’enfant.


Quels sont ces outils ?

Les parents, la famille au sens large, les professeurs sont l’exemple sur lequel l’enfant va apprendre et se construire. Ils sont donc des guides et pour incarner cette fonction, ils ont besoin d’être outillés. L’attention, l’autorité, la protection et la construction d’une relation d’amour et de confiance en sont les principaux ingrédients. Lorsque cela est possible, l’enfant peut se sentir accueilli dans son émotionnel avec bienveillance, écouté et aimé, en sécurité grâce à des limites claires, reconnu dans sa différence qui en fait sa force. Il sait incarner alors son côté empathique, aidant, son acuité, sa créativité, son intelligence émotionnelle et les partage avec son entourage.


Un accueil bienveillant et attentif de l’entourage est une clef indispensable au bon développement de l’enfant en général, il est significatif pour l’enfant hypersensible.


En tant que parent, il est important d’être un pilier stable et un adulte le plus conscient possible. En effet, lorsque l’on a pu guérir de son histoire d’enfance, que l’on se connaît bien soi-même et se respecte, que l’on sait poser des limites avec une intention d’accompagner l’enfant à grandir et s’autonomiser, et enfin prendre soin de ses propres besoins, nous sommes plus à même d’être ce soutien et cette figure sécurisante. Cela est un chemin, et bien souvent l’enfant nous permet cet éveil de conscience et ce travail en nous révélant à nos anciennes blessures.


L’anticipation qui passe par le cadre est très important pour ces enfants, car il leur permet de se sentir protégés. Même s’ils ne peuvent pas toujours le comprendre selon l’âge. Du fait de leur sensibilité aux stimulis, il est primordial de contrôler le temps passé devant les écrans. Également les heures de sommeil dont ils ont besoin et une alimentation équilibrée, l’intestin étant notre deuxième cerveau.


La méditation, le yoga, les fleurs de Bach, les huiles essentielles, les pierres précieuses, les massages sont autant de ressources qui peuvent les soutenir à traverser des caps difficiles, les aider à mieux se connaître et gérer leur hypersensibilité. Son lieu, sa chambre, sa bulle est un repère important dans lequel il peut se réfugier et retrouver ses ressources. Toutes les activités manuelles et créatives lui permettent de se recentrer. Les exercices de respiration l’amèneront à se récupérer et à se calmer plus facilement.


Les enfants hypersensibles vivent difficilement certains événements de l’existence. Les connaître permet d’anticiper un accompagnement adapté : les séparations, les conflits, les ressentis de trahison et d’injustice ou les grands changements tels que les déménagements.

Le pire pour eux est le sentiment d’incohérence, la négligence et l’indifférence par le manque d’attention.


Nous imposons par nos habitudes quotidiennes la présence continue du téléphone portable et les écrans en général prédominent sur les liens et les moments de partage. En même temps, cette hypersensibilité ramène à une présence authentique du moment et de l’essentiel, où le mensonge n’a pas sa place. Serait-elle une opportunité à se reconnecter à ce qu’il y a de plus beau, de plus grand et de plus nécessaire à l’accompagnement de nos enfants ? cette présence à l’autre que la mémoire multisensorielle imprime au plus profond de nos cellules et qui nourrit notre être intégralement ?


L’hypersensibilité de l’enfant est une ressource qui s’arrose d’amour, de soutien, de patience et d’attention.

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